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Aboubakr Maroini
CEO | Energy & Sustainability | Green Hydrogen | Natural Gas & LNG | Low-Carbon Transition
Aboubakr Maroini is the Founder of GRNERGY, a company he established in 2021.1 He is based in the Greater Paris Metropolitan Region and has experience in the energy and sustainability sector.3 Maroini's background includes previous roles at TechnipFMC and Technip, where he served as Vice President Offshore Business for Africa.12 His current focus appears to be on green hydrogen, natural gas, LNG, and low-carbon transition strategies.3 Maroini's LinkedIn username is amaroini.1
Highlights
Quels prix et quels marchés attendent le #LNG de #GTA? Le Rapport sur le marché du gaz (juin24), publié par le Forum des pays exportateurs de gaz, consacre un article au projet GTA, intitulé "Feature Article : Senegal, an emerging LNG exporter". Il faut dire que le Sénégal a rejoint l'organisation, tout dernièrement, dans le sillage de la Mauritanie. Mais cet article n'aborde ni la commercialisation, ni le marché ou les revenus, et ne sera donc pas le focus de mon post. Le focus sera plutôt sur les prix, spécialement du LNG, puisque si tout va bien, GTA devrait commencer à produire du gaz et à le liquéfier dans les prochains mois inchaAllah, pour exporter les premiers cargos de LNG dès que possible. Bien sûr, il faudra d'abord que le hookup et le commissioning de l'ensmble des installations (séparément et intégrées entre elles) se passent sans encombre, ce que nous espérons tous... Alors en ce qui concerne les prix du LNG, 2 graphiques sont intéressants ici:
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le premier présente les prix spot du gaz naturel & LNG sur les 24 derniers mois (en prix quotidiens), où l'on voit le record historique de 2022 frôlant un sommet de 100$/MMBtu sur le marché Européen (TTF/Pays bas), illustrant les excès de volatilité notamment en réaction aux crises géopolitiques. Sur les derniers mois, les prix sont plutôt stables autour de 10$/million de BTU. En mai 2024, le prix moyen du LNG indexé sur le pétrole était, quant à lui, de 12,74 $/MMBtu, restant relativement stable par rapport au mois précédent.
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le deuxième graphique nous intéresse pour les perspectives de GTA, en ce qu'il représente les "futures", c'est à dire les prix à terme pour les prochains mois. Il montre les prix à terme du Gaz et du GNL, pour différents marchés (TTF en Europe, marché Asiatique, US, etc.) sur le 2ème semestre de 2024. Si nous mettons de côté le marché US (Henri Hub) dont le prix moyen est autour de $3/MMBtu, sur les autres marchés les prix devraient se situer dans une zone de 10-13 USD. Mais, bien sûr, tout choc géopolitique ou climatique, ou déséquilibre conséquent entre l'offre et la demande, peut introduire de la volatilité plus ou moins forte.
On note, bien sûr, un écart des prix à terme, entre le JKM (Asie) et le TTF (Europe), indiquant la probabilité que les prix asiatiques du GNL maintiennent une prime par rapport aux prix spot vers l'Europe. On pourrait donc être tenté de considérer que la destination Asiatique est à privilégier, surtout que la demande Européenne a connu dernièrement une tendance baissière. Mais rien n'est moins évident, puisque le coût du shipping vers l'Asie, comparé à l'Europe toute proche, éroderait le premium espéré, s'il ne l'effacerait pas totalement. Surtout qu'à ce stade, les contrats à terme du JKM au cours de cette période, devraient se négocier à une prime moyenne marginale de moins de 1,3 $/MMBtu par rapport à ceux du TTF. #LNG #gaznaturel #naturalgas #transitionénergétique #energytransition #BP #PETROSEN #SMH
La nouvelle édition du bilan énergétique de la France vient d'être publiée. Elle est riche d'enseignements, compte tenu des péripéties qu'a connues la scène mondiale de l'énergie depuis 2022 : Envolée des prix du gaz suite à la guerre en Ukraine, puis le sabotage du pipeline sous-marin Nord-Stream, et bien sûr l'embargo occidental sur le pétrole et le gaz russes. La flambée mondiale des prix de l'énergie, cette année-là, s'était traduite par une hausse de près de 30 % des prix de l'énergie en France par rapport à 2021, même si les hausses subies varient selon les secteurs. Dans le même temps, comme "un malheur ne vient jamais seul", les réacteurs nucléaires Français ont souffert d'une multitude de difficultés se traduisant par une faible disponibilité, causant une chute de 17 % de la production d’énergie dans le pays par rapport à 2021.
- La facture énergétique moyenne des ménages s'est élevée à 3551 € dont un peu plus de la moitié en carburant automobile.
- Bon point : les émissions de CO2 dues à la combustion d'énergie ont toutefois baissé de plus de 9% entre 2019 et 2022. Pour 2023, les prévisions s'attendent, en revanche, à un bilan plus rose :
- avec une facture énergétique de la France carrément divisée par deux, en raison du reflux des prix de l'électricité et des carburants sur les marchés de gros.
- une production primaire d’énergie qui rebondit de plus de 13 % en 2023, grâce à une meilleure disponibilité des réacteurs nucléaires.
- une consommation finale d’énergie qui connaît une baisse corrigée de 3,3 %, grâce notamment à la promotion de la #sobriété énergétique.
Une critique cependant qu'on peut faire à ce rapport, est qu'il met en avant plus de 50% d' #indépendanceénergétique (ressources locales d'énergie), sans doute par ce que la production d'électricité nucléaire y est comptabilisée. Or le nucléaire peut-il être comptabilisé dans l'indicateur de l'indépendance énergétique si le combustible utilisé (Uranium) est totalement importé? Les énergies qui relèvent véritablement de la souveraineté énergétique en France sont les #ENR (hydro, solaire et éolien). Soit un niveau d'indépendance énergétique autour de 15% et non pas 50%! #transitionénergétique #sobriété #energytransition #NetZero
