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Jean-Marc Jancovici

Founding Partner, Carbone 4 - President, The Shift project

Jean-Marc Jancovici, born in 1962, is a prominent French engineering consultant, energy and climate expert, professor, conference speaker, writer, and independent columnist.1 He is a founding partner of Carbone 4, a Paris-based consultancy specializing in low carbon transition and physical risks.2 Jancovici is also the founding president of The Shift Project, a think tank advocating for a low-carbon economy.12

Jancovici graduated from École Polytechnique in 1984 and École nationale supérieure des télécommunications de Paris in 1986.1 He is an associate professor at Mines ParisTech, teaching first-year students about energy and climate change basics.12

As an author, Jancovici has written eight books, including "Le monde sans fin," which has been translated into multiple languages.1 He is a vocal proponent of nuclear energy and argues that non-nuclear renewable energies are insufficient for transitioning to a carbon-neutral economy.1

Jancovici is known for developing the main French carbon accounting method, the Bilan Carbone assessment tool.1 He has collaborated with notable figures like Nicolas Hulot and is a member of various committees, including the French High Council for the Climate.12

In his personal life, Jancovici is married with two daughters and practices an environmentally conscious lifestyle, using public transport and avoiding air travel when possible.1

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Sep 11 · linkedin

Si vous avez déjà un peu mal au crâne (bien que nous ne soyons que Mercredi), si les subtilités du périmètre que l'on doit prendre quand une entreprise s'engage à se décarboner vous semblent sans grande importance, ou si l'anglais n'est pas votre tasse de thé, il n'est pas sur que vous allez lire le document évoqué ci-dessous toutes affaires cessantes.

Mais s'il vous reste un peu de capacité de concentration (ou si vous en aurez dans les semaines à venir, il n'y a pas d'urgence absolue en la matière), si la langue de Shakespeare ne vous rebute pas trop, et surtout si vous pensez que le cadre utilisé par le SBTi - la référence pour les engagements des entreprises en matière de climat - pour apprécier si des plans de décarbonation proposés par des entreprises sont pertinents ou pas est important pour la future marche du monde, alors vous serez peut-être intéressé(e) par la réponse de Carbone 4 à la consultation ouverte par cet organisme, précisément pour définir le cadre en question.

Dans une coquille de noix, comme disent nos voisins d'outre Manche ou d'outre Atlantique, Carbone 4 milite pour que les entreprises ne soient pas autorisées à utiliser la compensation pour tenir leurs engagements, que ces derniers incluent le périmètre le plus large d'émissions (dit scope 3), et surtout que l'empreinte carbone ne soit pas la seule métrique utilisée (oui oui c'est bien l'auteur de la méthode de référence en matière de bilan carbone qui dit ça :) ), mais que l'on s'intéresse également à des notions complémentaires comme :

  • les émissions évitées, qui quantifient le "bien" que les produits ou services d'une entreprise fait pour faire baisser les émissions des autres (par exemple, si vous vendez des vélos pour remplacer des voitures ou des isolants pour faire économiser du chauffage, plus vous vendez plus les émissions globales baissent alors que l'empreinte carbone de votre entreprise augmente ; évidemment ces émissions évitées doivent être calculées avec sérieux et ne pas juste découler d'une envie du patron :) )

  • l'alignement des produits vendus avec un monde bas carbone, pour lesquels Carbone 4 a développé une métrique provisoirement baptisée du doux nom de SCAP

Si vous avez envie d'en savoir plus allez voir notre réponse !

Sep 9 · linkedin

Nous avons donc un pape, ou plus exactement un premier ministre. Un de ses premiers défis va être de trouver de l'argent, puisque la Commission nous fait les gros yeux pour déficit public excessif.

Et pile poil à ce moment là, la Cour des comptes vient de publier un avis sur la fiscalité énergétique (https://t.ly/Sglor ), qui rapporte aujourd'hui 60 milliards d'euros par an, et dont Les Echos résument l'essentiel dans cet article : https://t.ly/WeDyx

La fiscalité de l’énergie est un sujet qui fâche un peu dans notre pays (en fait la bonne question serait plutôt de savoir quel impôt ne fâche personne !). Peut-être est-ce du pour partie à ce que la Cour pointe comme étant un peu de confusion dans la finalité de cette fiscalité.

Si nous reprenons du début, tout impôt peut poursuivre l'un des 2 buts suivants :

  • il peut viser à fournir à l'Etat des recettes pérennes. On parle alors d'impôt de rendement, et en pareil cas il doit utiliser une base de taxation qui est large, stable, et se placer à un niveau qui ne dissuade pas l'acte générateur de la fiscalité

  • il peut avoir pour objet d'orienter le comportement du consommateur, par exemple en le dissuadant de consommer, ou de trop consommer, certains produits. C'est en théorie le cas pour le tabac ou l'alcool. A l'inverse, il peut aussi encourager une consommation, en étant allégé pour certains produits ou consommateurs.

Le problème, c'est que les recettes fiscales étant une denrée précieuse, l'Etat rechigne toujours à mettre en place de la fiscalité incitative qui le soit vraiment, parce que cette fiscalité a précisément pour vocation de faire disparaître la base sur laquelle elle repose (idéalement les taxes sur le tabac devraient permettre un arrêt complet de la tabagie), et donc les recettes qui vont avec.

Ces réticences sont d'autant plus vives quand le "trou dans la caisse" est de 30% de ce que gagne l'Etat (soit 105 milliards de déficit sur 348 de recettes : https://lnkd.in/ecvUiigJ ), et que les taxes concernées (en l'espèce celles sur l'énergie) en rapportent 60 ! (TVA comprise).

L'Etat reste alors facilement au milieu du gué avec cette catégorie de prélèvements (la fiscalité incitative), afin d'en faire... un impôt de rendement.

Et c'est bien ce qui est arrivé à la fiscalité de l'énergie, qui n'est désormais ni un pur impôt de rendement (la partie carbone est un impôt censément dissuasif), ni un pur impôt dissuasif (on compte sur ces recettes pour financer la dépense publique "ordinaire", et pas juste pour financer la décarbonation du pays).

La Cour appelle donc l'Etat à aller plus loin dans le sens de la fiscalité incitative. Mais elle énumère des conditions pour que cela soit acceptable : qu'il existe des alternatives pour les ménages, que les recettes aident prioritairement les ménages modestes, et enfin qu'à terme on trouve des recettes pour remplacer celles qui vont baisser avec la consommation d'énergie fossile.

Joli défi pour le nouveau gouvernement !

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Paris 09, Île-de-France, France