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Xavier Horent
Délégué Général
Le Conseil National des Professions de l'Automobile (CNPA) est le mouvement des entrepreneurs des services de l'#automobile et de la #mobilité, fédérant 28 métiers, 150.000 entreprises et 500.000 actifs. <br><br>Son objet est l'étude et la représentation des intérêts économiques et sociaux de la filière. Disposant d'un budget annuel de 24 millions d'euros, le CNPA compte 180 collaborateurs, 1.500 élus patronaux, et est implanté dans tous les territoires.<br><br>Il négocie la Convention Collective Nationale, et administre avec ses partenaires sociaux les organismes paritaires de la Branche, notamment le groupe IRP-Auto (Retraite, Prévoyance, Santé) et l'ANFA (formation professionnelle).<br><br>Le CNPA est membre fondateur de l’OPCO - Mobilités qui couvre un écosystème de 1,6 million de salariés.<br><br>Il est également fondateur du « Moove-lab », programme d’accélération situé à Station F, dédié aux startups axées sur les marchés des mobilités.<br><br>Le taux de représentativité du CNPA est de 86,6 %.<br><br>Le CNPA est membre du MEDEF, de la CPME et de l'U2P, ainsi que d'organisations européennes (CECRA) et internationales.
Highlights
Les Échos de Nouvelle Calédonie à la Une. Une tragédie loin de la métropole, et pourtant si proche. Le prochain Gouvernement devra s’en saisir immédiatement : trois mois après les émeutes, l’économie est totalement à l’arrêt, le PIB et la consommation se sont effondrés, les finances publiques locales sont exsangues, la filière du nickel est en déroute, et les milieux d’affaires craignent désormais des émeutes de la faim.
Face à ce marasme, beaucoup d’entrepreneurs, de citoyens français et leurs familles qui avaient fait leur vie sur le « caillou » souhaitent le quitter. Cette perspective était inenvisageable jusqu’à présent pour eux. Les témoignages directs reçus sont hélas significatifs.
MOBILIANS apporte plus particulièrement son soutien aux entreprises de l’#automobile dont la quasi totalité ont été pillées et incendiées.
Malgré les résultats sans appel de trois référendums locaux, et l’action de l’administration actuelle à laquelle nous participons pour permettre un très difficile redémarrage, cette crise marque un grave échec politique, culturel et géostratégique.
C’est inacceptable.
MEDEF NC - Mouvement des Entreprises de Nouvelle-Calédonie #NouvelleCalédonie #Nouméa #REF
L'#automobile retrouve apparemment le plateau des vaches, avec un mois de février en hausse de 13 %, mais au ras des pâquerettes compte tenu de la faiblesse de base de comparaison de février 2023. Une accélération très notable au cours des dernières 24 h, une journée supplémentaire et l'usage intensif des canaux tactiques ne masquent pas un attentisme contagieux qui peut faire tourner le marché.
Par rapport à la même période de 2019, il reste inexorablement en retrait de l'ordre de 20 %.
Vaches sacrées du budget public français et européen, la filière et ses clients restent parqués derrière des normes qui n'ont rien à envier à l'agriculture, récoltant autant de résultats contraires aux objectifs recherchés : 24 milliards d'euros de déficit abyssal de la balance commerciale automobile en 2023, un vieillissement avancé du parc roulant avec un âge moyen de 12,5 ans, et des carnets de commande au plus bas.
Pas de quoi pavoiser au concours général, enfumé par le feu de paille d'une publication tardive du bonus version 2024 et par l'effet d'aubaine du leasing social dont le dérapage budgétaire a stoppé net le renouvellement des aides aux personnes morales ficelées par le nécessaire verdissement de leurs flottes.
L'électrique continue à creuser son sillon, mais risque de s'essouffler comme on le constate au plan européen où l’herbe n’est pas plus verte, et c'est surtout l'hybride auto-rechargeable qui performe en février dans l'hexagone, au détriment de l’essence. Si les canaux des ventes aux particuliers, en très légère hausse, et aux sociétés, beaucoup plus problématique avec 6 mois consécutifs de baisse, ce sont ceux de la location courte et longue durée qui lèvent le marché de février.
Des éclaircies sont possibles, poussées par la dynamique de la guerre des prix, un renouvellement important de l'offre dès 2024 couplée au retour des moyens commerciaux. Elles devraient être plus franches en 2025, sous l'effet dopant de la règlementation "CAFE".
S'il y a manifestement trop de règles sur l’art de couper les haies... la filière automobile et ses clients ne peuvent pas davantage continuer à s'épuiser dans une course de sauts d'ici 2030. Pour cultiver notre champ européen et tenir nos cours, il faut accepter de changer nos cultures à tous les niveaux, en faisant confiance au bon sens paysan : mettre la charrue avant les boeufs en taxant et subventionnant de la fourche à la fourchette ou du puits à la roue est l’idée d’un troupeau de technocrates que les élections européennes pourraient encorner.
Comme le disait le Président Chirac "c'est à la fin de la foire que l'on compte les bouses". La question de l'automobile, elle aussi, est à surveiller comme le lait sur le feu.
Grand absent des débats Porte de Versailles : le #bioéthanol (0,8 % du parc), solution commune à l’#agriculture et à l’automobile. À suivre !
Pensées à Jacques Dubois, sa famille et le Groupe JMJ : la terre et la passion ne mentent pas.
MOBILIANS DATANEO FNSEA Jerome Loubert
